16.05.2007
Ardèche 2007
Un nouveau compagnon de route m’accompagnait cette année sur les chemins sinueux de l’Ardèche. Sinueux, le terme semble peut-être un peu fort, mais il suffit de demander à Franck, de commenter sa descente du col de la Chavade pour réveiller en lui des souvenirs forts. Et oui, l’homme est marin pas chasseur alpin. Cela-dit, avec Franck, cette semaine fut une véritable partie de plaisir. Notre colocataire de charme, la belle Babette d’Aix en Provence fut, elle aussi, un compagnon fort agréable, qui, avec son accent, nous faisait prendre conscience de notre arrivée dans le sud de la France. La semaine fut courte, trop courte… Comme chaque année… Surtout qu’arrivés le dimanche soir, nous avons décidé de faire étape au retour à Vichy chez les parents de Franck, c’est à dire de repartir très tôt après le cours du vendredi. Pas de « rocaille » du vendredi soir avec tous les karatékas, mais un bon repas auvergnat en guise d’halte gourmande.
Si elle fut courte, cette semaine n’en fut pas moins intense, avec des amis toujours présents qui ne change pas, ou si peu. Quelques bons moments resteront dans les mémoires, les cours au bord de l’Ardèche, les tekkis près la rivière la Baume avec un bain à suivre, le marché du jeudi et ses huîtres accompagnées d’un bon Chardonnay nous aurons permis de retrouver notre grec ardéchois toujours aussi accueillant. Les soirées avec François, Sam et Sara, le blues de Martine, la ménagerie de Laetitia et bien d’autres choses encore. Une chose ne restera par contre dans les mémoires ou dans la case « ça s’est fait, on a vu, on a compris, c’est la soirée commune du jeudi soir dans l’ancienne boite de nuit le Point 2000. L’an dernier, la soirée organisée fut un vrai bonheur, les trois jeunes gérants avaient mis les moyens en ambiance et en nourriture. Cette année, la pauvre Sandrine risque de mordre la poussière à trop vouloir gérer seule. Les gens comme nous qui ne pense qu’à s’amuser et à manger correctement en était pour leur frais. Cependant, malgré cela on a pu s’éclater sur la piste. Tant pis pour les couche-tôt. Quoi dire d’autres de cette Ardèche, que le seul qui ne change pas, c’est quand même Michel Rousseau, fidèle à ses convictions et à son karaté, il sait toujours nous sortir les tripes à chaque cours. Merci Michel, c’est que du bonheur. Pourvu que cela dure.
Une pensée pour ce qui nous aurons manqué cette année, les grands Sylvain Marc-Elie et Roger les brestois Jérôme et Cinthya,
Amitiés Shotokan
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liens vers le Japon
deux liens vers des sites très interessant traitant du Japon
http://france-japon.net/
http://france-japon.jp/
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28.02.2007
donner
Les retours sont-ils plus tristes que les départs ? En ce premier jour brestois, j'éprouve un sentiment bien mitigé entre la joie de retrouver ma famille et la tristesse de quitter nos amis japonais. En sachant toutefois que ma place est ici, auprès de mes proches, à mon travail...
Mais c'est un peu comme ces retours de vacances estivales, où l'on a passé des moments inoubliables, chacun doit à un moment retrouver son train-train quotidien. Pour moi à Brest, le retour au travail se fera le coeur gros, mais la tête pleine de souvenirs, de visites, de rencontres, de joies et de bonnes parties de rigolade comme lors de la soirée Soyonara, où près d'une trentaine de personnes a pris part, et qui s'est achevée dans un des karaokés de la ville.
Vendredi dernier, avec Madame Abe, la responsable du service des relations internationales, nous avons fait un tour des services visités, le même tour qu'à mon arrivée, pour cette fois, les remerciements d'usage. J'ai vu dans les yeux des personnes que j'avais rencontrées durant ce mois, une nouvelle flamme, celle d'avoir partagé ensemble un moment agréable, un moment d'échange où chacun a donné et reçu. De mon côté, j'ai pourtant l'impression d'avoir plus reçu que donné.
Samedi matin, je me lève à six heures pour une longue journée, deux heures de trajet pour l'aéroport, trois heures de formalités, douze heures de vol, quatre heures d'attente à Roissy, une heure de vol pour Brest et encore près d'une heure pour arriver à la maison. Il sera 23 heures à Brest mais au Japon, 7 heures du mat dimanche.
A 7 heures 30, Daï San et Tsuno San sont venus me chercher à l'hôtel direction l'aéroport de Narita. Ces deux-là ont été présents durant tout ce mois, à la fois professionnellement, mais aussi dans les balades familiales et dans les petits repas à trois. Sympa, très sympa. Il y a trois mois, je ne les connaissais pas, aujourd'hui ce sont de vrais amis. Sur l'autoroute, du haut de ses 3700 mètres, le Fuji San me salue. A Narita, bien sûr, mes valises étaient trop lourdes, bien sûr, il a fallu délester.
Au moins les souvenirs et les photos numériques ne prennent pas de poids.
Mais si le séjour est terminé, la mission ne s'arrête pas pour autant, des bilans et des présentations vont m'occuper encore quelques temps. Une manière, peut-être, d'être encore un peu à Yokosuka...
La bises aux filles
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